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Léonard Cheyroux Ostéopathe animalier pour chevaux, chiens, chats, bovins, NACs en Normandie et Régions voisines. Consultation a domicile sur rendez-vous.

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Présentation détaillée de l'ostéopathie. 

  •  Histoire de l’ostéopathie

L'ostéopathie est une médecine exclusivement manuelle dont les débuts ont commencé  au XIXème siècle aux Etats-Unis avec le docteur Andrew Taylor Still, souvent décrite par les praticiens comme une philosophie et une manière de vivre. D'abord utilisée sur l'Homme, elle a ensuite été pratiquée sur les animaux de toutes tailles et de toutes espèces : chevaux, chiens, chats, bovins NAC... En France un des premiers à démocratiser l’ostéopathie animal a été le vétérinaire Dominique Giniaux.

  •  Fonctions/buts de l’ostéopathie

Pour compléter l'écrit !!

Le but de l'ostéopathie est de traiter ou prévenir les différentes tensions et restrictions que peut rencontrer un organisme que ce soit au niveau osseux, articulaire, musculaire, ligamentaire, viscérale, crânien, énergétique.... pour à la fin obtenir une cohésion entre ces différentes structures, nommée  homéostasie. Cette homéostasie rend l'organisme plus fort et plus à-même d'affronter les différentes contraintes que celui-ci subit au quotidien, que ce soient des traumatismes, des efforts répétés, la fatigue, la vieillesse...   Pour imager cela : le corps est un orchestre de musiciens, chaque instrument devant jouer sa partition sans fausse note et au tempo défini. Une erreur dans la partition ou le tempo entraine un déséquilibre musical et une perturbation dans le morceau, il en va de même pour l’organisme. Si une partie est en déséquilibre, elle entraine petit à petit le reste avec elle et cela produit une réaction en cascade.

  • Caractéristique d’une lésion ostéopathique :

 Les lésions ostéopathiques se caractérisent le plus couramment par une perte de mobilité et de motilité (concerne plus les viscères)  de la ou les zones touchées. En général on retrouve plusieurs lésions sur l’organisme que l’on va classer selon leur importance. Cela va de la lésion dite secondaire jusqu’à la lésion primaire. Les lésions secondaires sont généralement des compensations de l’organisme vis-à-vis de lésions plus importantes dites lésions primaires.

  • Manifestation d’une lésion ostéopathique :

C’est ce que l’on nomme plus communément les signes cliniques et qui correspondent généralement au motif de la consultation. Ce sont des manifestations extérieures ou intérieures du corps qui réagit à la ou les lésions qui perturbent son équilibre. La gêne rencontrée peut être mécanique : posture anormale, difficulté dans certain mouvement ou exercice, boiterie/irrégularité, problème locomoteur… la manifestation peut être aussi d’ordre viscéral ou physiologique : vomissement, diarrhée, sensibilité abdominale.

On peut avoir également un changement de comportement associé à une ou plusieurs dysfonctions, en effet comme pour nous, un mal-être mécanique ou viscéral influe sur notre état d’être et notre humeur. En fonction des cas, on pourra avoir de l’agressivité, une hyper ou hypo activité, un animal refermé sur lui-même. Il est bon de noter tout changement de comportement de la part de son animal qui peut être un signe précurseur d’une dysfonction.

  • Causes d’une lésion ostéopathique :

Les causes sont multiples, les plus connues sont les traumatismes externes : choc, chute, coup, faux mouvement, mouvement brusque, problème in-utéro, mise bas…

On peut avoir une cause interne : alimentation, empoisonnement… peuvent influer sur les organes, qui eux-mêmes influenceront les zones où  ils se rattachent, notamment au niveau de l’axe vertébrale (cervicale, thoracique, lombaire, sacrum). Pour schématiser la colonne joue le rôle d’un portant sur lequel les organes viennent s’attacher.

L’aspect émotionnel est également à prendre en compte : perte d’un maitre ou d’un compagnon, abandon, animal battu…Tout cela joue sur l’émotionnel de l’animal, ce qui a pour effet de faire réagir des zones de l’organisme sur lesquelles sont rattachées ces émotions, ce qui provoque des lésions ostéopathiques.

  • Le traitement en ostéopathie :

Il existe plusieurs manières de travailler en ostéopathie. Les techniques employées par votre ostéopathe dépendront de sa sensibilité personnelle vis-à-vis de telle ou telle technique, mais également de l’animal en lui-même, en fonction de son caractère, de son âge, de ses pathologies.

Les méthodes structurelles ou HVBA (haute vélocité et basse amplitude) :

plus communément décrite comme le fait de faire « craquer » l’animal. Elles  consistent à travailler directement sur la structure en lésion notamment au niveau des vertèbres ou articulations de l’organisme pour leur redonner de l’amplitude et de la symétrie dans leur mouvement. La zone étant libéré, ses structures environnantes (circulation artérielle, veineuse, lymphatique, muscle, tendon, ligament…) vont pouvoir retrouver leur équilibre naturel et ainsi fonctionner dans les meilleures conditions possible. Cette méthode peut ne pas convenir à tous, comme chez les humains certains animaux n’acceptent pas cette méthode même si elle n’est pas douloureuse, la sensation procurée peut ne pas plaire à tout le monde. Elle a certaine contre-indications également en fonction des pathologies, de l’âge et du caractère de l’animal.

Les méthodes tissulaires :

Elles englobent  beaucoup de techniques différentes. Elles diffèrent du structurel par le peu de mouvements qu’exerce le praticien sur l’organisme mais n’en sont pas moins efficaces pour autant. En effet elles font intervenir la perception du praticien sur des micromouvements, notamment sur le mécanisme respiratoire primaire ou MRP qui est une base de travail pour beaucoup d’ostéopathes. Vidéo dédié. Pour simplifier c’est un mouvement (qui correspond à un gonflement et dégonflement des tissus) qui parcourt l’ensemble de notre organisme. Il est perceptible sur l’ensemble du corps, du bout des oreilles au bout des orteils. Il est caractérisé par un rythme, une fréquence et une force. Une zone en dysfonction aura un MRP différent du reste du corps, le but étant de lui redonner le même rythme pour que le corps chante la même symphonie à l’unisson.

Les techniques tissulaires sont diverses et variées :
  • Le Crânien : s’intéresse au os du crâne qui est le poste de commandement du corps, toute perturbation de celui-ci aura une influence sur le reste du corps

  • Le Crânio-sacré : travail entre le crâne et le sacrum qui sont 2 zones intimement liées via le système nerveux (moëlle épinière et méninge) et qui ont une grande importance en ostéopathie.

  • Le Fasciale : travail sur les fascias qui sont des tissus conjonctif reliant l’ensemble de l’organisme : os, tendons, ligaments, muscles, viscères, systèmes circulatoire… un peu comme une toile d’araignée.

  • Le Viscéral : travail sur les organes, qui ont une incidence sur le reste du corps, notamment au niveau de la colonne vertébrale où ils sont rattachés. Une perte de mobilité ou dysfonction sur un organe entrainera par répercussion une lésion ostéopathique sur la zone où il se rattache ou sur la zone responsable de son innervation ou de sa vascularisation.

  • Technique reflexe musculo-squelettique : elles font intervenir des mouvements réflexe du corps par le biais d’étirement ou stretching pour détendre et redonner la mobilité nécessaire à l’organisme.

  • Point réflexe : chaque organe du corps a des points réflexe au niveau de la peau, en travaillant sur ces points, on stimule directement  l’organe en question pour le rééquilibrer.

  • Le drainage lymphatique : permet d’évacuer l’excès de lymphe dans les tissus. (engorgement, œdème…)

  • Les limites de l’ostéopathie :

L’ostéopathie ne peut pas tout soigner, par exemple les cancers, les tumeurs, les fractures. C’est une médecine additionnelle qui vient compléter la médecine vétérinaire, le maréchal ferrant ou le dentiste.

Néanmoins dans tous les cas, elle apportera un confort et soutiendra l’animal pour lui permettre de mieux vivre avec sa maladie ou l’aidera à récupérer plus rapidement notamment dans les cas post-opératoire.